Qu’est-ce qui fascine tant les artistes dans les animaux représentés en mode humain ou presque humain? Ou dessinés et peints dans une position abracadabrante et rigolote ? Peut-être ce doux mélange d’étrangeté et de tendresse : voir un chat siroter son thé, un chien jouer aux cartes, nous fait sourire autant qu’il nous renvoie à nos propres gestes du quotidien. Chez les dessinateurs et peintres, ces scènes amusantes ont traversé les siècles — de subtiles critiques sociales aux pures fantaisies visuelles — et continuent d’inspirer les artistes de loisirs et les créateurs du dimanche comme nous à l'atelier de Forest ce dimanche 15 février 2026 de 14h30à 17h au 1 square Bia Bouquet à 1190 Forest.
L’incontournable Louis Wain
Impossible de commencer sans lui : Louis Wain est un artiste anglais connu pour ses dessins de chats anthropomorphes qui marchent sur deux pattes, jouent, dansent ou fument un cigare comme de petits dandys. Son fameux dessin A Kitten’s Christmas Party(1886) marque le début de cette carrière dédiée aux félins humanisés.
Le monde de Louis Wain
Simon’s Cat, le chat de tous les jours
Plus près de nous, Simon’s Cat de Simon Tofield n’est pas une peinture mais une série animée et une bande dessinée où un chat blanc hilarant se comporte comme un petit humain (et surtout comme un petit tyran ). (Wikipedia) Les gags visuels, simples et hilarants, sont devenus cultes sur Internet et en livre.
Simon's cat, un tyran qui a toujours faim !
Singeries et autres scènes cocasses
Longtemps avant cela, des artistes européens ont fixé sur toile des animaux imitant des comportements humains — souvent pour rire ou critiquer :
Antoine Watteau, immense peintre du 18e siècle, certes connu pour ses "fêtes galantes" mais aussi initiateurs de "singeries", panneaux peints très en vogue mettant en scène des singes dans des postures amusantes
Antoine Watteau - le singe sculpteur
Vincent de Vos, peintre belge du 19ᵉ siècle, excelle également dans ce registre
Juste des positions rigolotes ou mignonnes et s'amuser !
Pas besoin nécessairement de faire dans la critique sociale (comme Wain) ou anthromorphiser un animal proche de l'homme comme le singe, on peut aussi juste dessiner des animaux dans des positions amusantes(toilette des chats par exemple, cocker avec de longues oreilles repliées sur la tête ... les idées sont infinies, il suffit de chercher un sujet qui vous amuse.
Que l'on passe par le réalisme tendre (animaux mignons qui sont légion sur les réseaux sociaux !), l’anecdote amusante ou l’exagération caricaturale, les animaux dans des postures rigolotes nous permettront d'ouvrir une porte créative et amusante dans la grisaille de l'hiver ...et nous rappelle ces temps de folklore et de carnaval proches !
Voici quelques inspirations de vidéos pour dessiner des animaux mignons et ou rigolos (cartoons, ou plus picturaux)
Sur toile... c'est en parlant du support que nous abordons les techniques du peintre. En fait plusieurs procédés peuvent être envisagés : la peinture à l'huile, à l'acrylique, ou - une nouveauté sur le marché - la peinture à l'huile miscible à l'eau. Il ne sera pas possible d'aborder tous les aspects techniques de la peinture. On se contentera de présenter ici les trois procédés évoqués. Notre atelier du 18 janvier, le premier de l'année 2026, nous permettra d'expérimenter ces techniques et en particulier, l'huile miscible à l'eau.
l'Atelier de Francis Bacon
le support : la toile
de façon succincte mais très précise, le blog Aux couleurs d'Alix nous fournit toutes les informations pratiques sur la toile à peindre, les différents matériaux - lin, coton, polyester - ainsi que sur la préparation de la toile, montage sur châssis, formats, apprêt.
Les commerces spécialisés dans le matériel artistique fournissent des
toiles de qualité, de diverse grammage et texture, adaptée aussi bien à
l'huile qu'à l'acrylique. Les châssis peuvent être fournis en formats
standard ou sur mesure. Ce matériel peut être relativement onéreux, mais
n'oublions pas que l'artiste œuvre, s'il est ambitieux, pour la
postérité et que la qualité est requise. Pour le débutant ou l'apprenti
des solutions plus économiques existent. Certaines grandes surfaces
commercialisent des toiles de format standard, en coton, à des prix très
raisonnables, mais leur châssis sont moins durables et les toiles sont
agrafées plutôt que cloutées. On vend aussi des cartons entoilés, utile
pour l'apprentissage ou pour des études préparatoires à la réalisation
d'une œuvre aboutie.
les outils : brosses, pinceaux, couteaux
Les brosses à poils semi rigides en soie de porc sont tout indiqués pour la peinture à l'huile. Un pinceau de qualité doit assurer un bon équilibre entre souplesse, résistance et contrôle, les poils doivent avoir du ressort. Leur extrémité peut être carrée, en langue de chat, ronde ou en éventail. Pour la peinture de grandes surfaces, en aplat, on peut utiliser un spalter, brosse très large et fine.
Pour l'acrylique, ou la peinture miscible à l'eau, on peut utiliser des brosses à poils synthétiques, souvent moins onéreuses que les poils naturels, mais offrant une très bonne qualité.
Le poil de martre, prélevée sur la queue de ces animaux, présente une souplesse et une résistance exceptionnelle. Ces pinceaux sont destinés plutôt à des travaux fins ou aux glacis. Le nec plus ultra, la Roll Royce des pinceaux, étant ceux en martre Kolinsky. Ce poil extra-fin d’une nervosité et d’une élasticité hors du commun est idéal pour un travail de précision...autant le dire de suite, ces poils valent leur pesant d'or.
Soies de porc, ou d'écureuils, poils de martre ... ceux qui ne veulent pas utiliser de produits animaux s'orienteront vers les poils synthétiques. Ces pinceaux et brosses sont d'excellente qualité et peuvent s'utiliser aussi bien pour la peinture à l'huile (miscible à l'eau ou non) qu'à l'acrylique.
les couleurs : huile, acrylique, miscible
Artemisia Gentileschi
La peinture à l'huile est une peinture dont le liant ou véhicule est une huile siccative qui enveloppe complètement les particules de pigment.L'huile de lin est la plus utilisée, mais on peut aussi adopter l'huile d'œillette, de l'huile de carthame ou de noix. Les couleurs se diluent à l'aide d'un médium, dont la composition peut être complexe : huile, résine, essences diverses, émulsion d'huile et d'œuf... la peinture à l'huile sèche lentement (il s'agit d'une dessication non pas évaporation du liant mais par un durcissement du liant sous l'action de l'oxygène provoquant une polymérisation). de sorte que l'on peut travailler et corriger facilement sur le frais. Mais l'achèvement d'une œuvre prend plusieurs séances et le travail peut se prolonger durant plusieurs semaines.
la peinture à l'acrylique est une émulsion aqueuse de résines polyacrylique ou polyvinylique. Ces couleurs peuvent être diluée à l'eau. Des mediums acryliques peuvent être utilisés si l'on veut épaissir la matière ou ralentir le temps de séchage. La dessication est en effet rapide de sorte qu'un tableau peut être achevé en une seule séance.
Les diluants et solvants utilisés dans la peinture à l'huile classique sont fort odorantes, et certains peuvent être toxique, la térébenthine ou le white spirit utilisés pour nettoyer les pinceaux ne sont pas inoffensifs. Apparues récemment sur le marché, les peinture huile/miscibles à l'eau pallient ces inconvénient, pas ou peu d'odeur et l'utilisation de solvants toxiques ou inflammables n'est plus indispensable. Les peintures miscibles à l'eau sont en fait des émulsions (un peu comme une mayonnaise) de sorte qu'elles peuvent être diluées dans l'eau. On peut cependant utiliser les médiums classiquement utilisés dans la peinture à l'huile. Les peintures miscibles conservent les avantages de la peinture à l'huile du fait de leur dessication lente, on peut aisément travailler et retravailler sur le frais. Toutes les opérations et procédés de la peinture à l'huile, comme le glacis, peuvent être appliqués.
Art et technique du peintre
Autoportrait, Norman Rothwell
La technique de la peinture à l'huile est complexe. Elle nécessite un savoir-faire, indépendamment du talent artistique proprement dit. Un des meilleurs ouvrages sur la question est "la technique de la peinture à l'huile" de Xavier de Langlais.(éd. Flammarion) Cet auteur s'appuie sur le savoir-faire des maîtres anciens, Flamands ou Italiens, et expose les procédés et recettes de préparation de la toile, de la fabrication des couleurs, de l'usage des différents médiums et vernis. Tous les secrets des peintres sont sont ainsi révélés. L'auteur estime qu'une œuvre d'art doit être impérissable, on peint pour la postérité, et déplore que trop d'artistes modernes ou contemporains négligent ce savoir-faire ancestral au risque de ne produire que des œuvres incapables de résister au temps.
Au XXIe siècle, on ne procède plus de manière artisanale, et l'on trouve aisément dans le commerce tout ce qui est nécessaire à la réalisation d'un tableau.
Il y a quelques règles essentielles à respecter si l'on veut réussir son tableau.
La première est de soigner l'apprêt. Le support, la toile de lin, est enduit d'une préparation maigre à base de colle de peau et gesso à base de craie, de plâtre mort, ou de poudre de calcaire tendre. Actuellement, les toiles déjà enduites et prêtes à l'emploi.
Une des hantises du peintre est l'embu. Des zones ternes apparaissent, les couleurs perdent localement de leur intensité,généralement parce
que l'huile de liant est absorbée par la couche sous-jacente trop sèche
ou trop poreuse. Pour prévenir cet accident; il faut préparer correctement le support et appliquer une couche de vernis à retoucher ou de médium entre les séances. Il convient de travailleur sur une sous-couche encore légèrement humide pour éviter que les couche sous-jacentes n'absorbent trop. En sous-couche, il convient d'utiliser suffisamment de liant
Deuxième point, après une esquisse légère, on commence par des premières applications larges en respectant le principe du "gras sur maigre". Autrement dit les premières couches doivent être diluée avec des solvants maigres, contenant moins d'huile, et en suite, au fur et à mesure de l'avancement de l'œuvre, on applique des couleurs moins diluées ou utilisant des médiums plus chargé en huile. Si par accident les fonds sont trop gras,il peut se produire des craquelures des couches superficielles.
On commence par des couches diluées et légères, on augmente
progressivement la proportion d'huile, et on termine par des empâtements
généreux.
Nous nous retrouvons pour ce dimanche 21 décembre, avant une semaine généralement chargée en préparation de délices et festins divers... Ou pas, selon l'idée que l'on a de ces moments de fin d'année !
Quelle que soit notre vision de cette période particulière, c'est l'occasion de faire la part belle à dessiner et peindre ... ce qui se mange, particulièrement la pâtisserie, et encore plus particulièrement les "biscuits de Noël".
Quel que soit le style utilisé, de préférence en couleur et sur papier texturé, gouaches, pastels et acrylique feront des merveilles. Rendre la nourriture, et en particulier la pâtisserie de Noël, peut donner lieu à une belle recherche de composition , d'une lumière particulière, d'une bonne texture....
Un peu d'histoire Source : National Geographic
"Pendant
des milliers d'années, les fêtes du solstice d'hiver consistaient à se
réunir pour festoyer. Mais c'est au Moyen Âge, lorsque cette tradition a
fusionné avec les célébrations de Noël, que sont apparus en Europe des
biscuits aux notes délicieusement sucrées. Aujourd'hui, il existe de
nombreuses variantes du biscuit de Noël. Qu'il s'agisse de flâner dans
un marché de Noël ou de laisser au Père Noël quelques douceurs, les
biscuits de Noël sont devenus un élément essentiel de la célébration des
fêtes de fin d'année dans le monde entier.
Selon le célèbre chef américain Nick DiGiovanni, l'origine du biscuit lui-même remonte à la Perse du 7e
siècle, peu après l'introduction de la canne à sucre dans la région. «
Lorsque le sucre est devenu plus accessible, il est passé du statut de
produit luxeux à celui de friandise courante, et aujourd'hui, nous
connaissons et aimons tous les biscuits », explique-t-il. Fabriqués à
l'origine avec des noix, ces biscuits étaient beaucoup plus durs et secs
qu'aujourd'hui.
« Les
biscuits eux-mêmes ont beaucoup changé par rapport à leur aspect et à
leur goût d'origine », ajoute Nick DiGiovanni. Le biscuit est arrivé en
Europe au début du 8e siècle, lors de la conquête musulmane
de l'Espagne, et les recettes ont continué à évoluer grâce au commerce
des épices. Dans les années 1300, il a été modifié pour ressembler
davantage aux versions actuelles des biscuits de Noël, plus sucrées,
plus moelleuses et plus épicées.
«
L'histoire des biscuits de Noël, même les plus modestes, est une
histoire mondiale », explique Linda Raedisch, autrice de l'ouvrage The Secret History of Christmas Baking.
« Ils ne sont pas liés à une seule fête. Depuis des milliers d'années,
les cultures du monde entier célèbrent le changement de saison en
organisant des fêtes du solstice d'hiver. Au Moyen Âge, les fêtes
européennes du solstice d'hiver se sont mêlées à l'évolution des
célébrations de Noël et, à mesure que les biscuits se sont répandus sur
le continent, ils sont devenus particulièrement populaires à cette
période de l'année, car ils pouvaient être préparés en grandes
quantités, conservés pendant de longues périodes et étaient faciles à
partager.
Les
Lebkuchen (biscuits de pain d'épices) de Nuremberg, en Allemagne, sont
souvent considérés comme les premiers biscuits de Noël.
Le
pain d'épices est souvent considéré comme l'ancêtre de tous les
biscuits de Noël. Il a évolué avec l'apparition dans les villes
européennes des fruits secs, du sucre et d'épices telles que la
cannelle, le clou de girofle, la noix de muscade et le gingembre.
Nuremberg, en Allemagne, qui se trouvait à l'intersection de deux
grandes routes commerciales, est considérée comme son principal berceau.
Dès le 13e siècle, les boulangers de la ville fabriquaient
des lebkuchen (biscuits de pain d'épices) tendres, moelleux et épicés.
La recette a évolué à partir d'un gâteau au miel épicé, composé
d'amandes, d'oranges et de sucre, que les commerçants juifs ramenaient
du monde arabe.
Les
épices et les amandes étaient chères et réservées à quelques
célébrations spéciales, dont Noël. Parmi les autres biscuits de Noël
populaires, citons les croissants suédois recouverts de sucre en poudre,
de noix et de beurre, les souchka, gâteaux secs traditionnel russe
servi avec le thé, les biscuits traditionnels italiens et mexicains, les
lemon meltaways, des sablés anglais, pour ne citer qu'eux... Ces
biscuits se présentent sous des formes si diverses que leur origine
exacte reste un mystère. À l'instar du pain d'épices, les lemon
meltaways se sont peu à peu frayé un chemin à travers de nombreuses
cultures et ont été rebaptisés des dizaines de fois. « Dans le monde
entier, des gens ont créé des variantes à partir d'un produit aussi
simple, et c'est une chose très amusante d'observer [ces variantes
culturelles] », relève Nick DiGiovanni.
Dans
les années 1600, les boulangers ont également commencé à glacer
légèrement les biscuits avec un mélange de sucre et de blancs d'œufs qui
ressemblait à de la glace une fois séché, d'où le terme « glaçage ». Au
début du 20e siècle, les emporte-pièces sont devenus
populaires en Amérique du Nord après que les modifications apportées aux
lois allemandes sur les importations les ont rendus largement
disponibles. Avec l'invention du glaçage royal - une préparation dure et
lisse à base de blancs d'œufs et de sucre en poudre - des créations
décorées de manière complexe ont commencé à apparaître tout au long des
années 1900 dans les boulangeries d'Europe et d'Amérique du Nord,
ajoutant encore plus de variété aux biscuits de Noël.
Au début du 20e
siècle, les emporte-pièces sont devenus populaires en Amérique du Nord
après que les modifications apportées aux lois allemandes sur les
importations les ont rendus largement disponibles.
LEUR FABRICATION
Les
noix et diverses épices sont les pierres angulaires des recettes de
pain d'épices, mais il existe de nombreuses variétés régionales. Les
autres ingrédients importants sont le miel, l'écorce d'orange et, dans
le cas du lebkuchen, le massepain, une pâte d'amandes, de sucre et de
blancs d'œufs.
Le pain
d'épices en gaufrettes, le type de lebkuchen le plus classique, est
moelleux et à base de noix, ressemblant à un mélange entre un biscuit et
un gâteau, et est cuit sur de petites gaufrettes minces appelées
oblaten. Le lebkuchen de Nuremberg, ou elisenlebkuchen, est souvent
considéré comme le meilleur. « Je considère le Nürnberger
elisenlebkuchen comme le champagne du pain d'épices », souligne Linda
Raedisch. Ce type de pain d'épices en forme de gaufre est principalement
composé d'amandes et de noisettes moulues, avec peu voire pas de
farine, et est recouvert d'un fin glaçage au sucre ou au chocolat.
Les
biscuits boules de neige ou biscuits traditionnels sont essentiellement
composés de beurre, de farine, de noix hachées et de beaucoup de sucre
en poudre. Ils sont doux, friables et croustillants et fondent dans la
bouche.
OÙ TROUVER LES MEILLEURS BISCUITS DE NOËL ?
1. Lebkuchen-Schmidt, Nuremberg L'une
des plus célèbres boulangeries de pain d'épices de Nuremberg,
Lebkuchen-Schmidt, créée il y a près de 100 ans, continue de respecter
les règles strictes en matière de recettes et les traditions de la
guilde locale des boulangers de Lebkuchen. Lebkuchen-Schmidt est un
rendez-vous de Noël pour les familles allemandes, mais leurs spécialités
sont également livrées dans le monde entier à tout moment de l'année.
2. Magnolia Bakery, New York La
ville cosmopolite de New York est l'endroit idéal pour trouver des
friandises internationales telles que les biscuits boules de neige.
Magnolia est l'une des boulangeries les plus célèbres de New York, avec
plusieurs établissements dans toute la ville. Elle est connue pour ses
desserts américains classiques tels que le pudding à la banane et les
cupcakes, mais ses menus de fêtes comprennent des incontournables tels
que les cookies, les biscuits à la confiture, les biscuits au chocolat
et les tartes.
3. Jindrak, Linz Les
biscuits Linzer - également appelés Linzeraugen, ce qui signifie « yeux
de Linz » - sont des biscuits de Noël autrichiens emblématiques qui ont
vu le jour dans la ville de Linz en 1643. Il s'agit d'une version plus
petite de la tarte Linzer, remplie de confiture et faite de deux
morceaux de sablés à la poudre d'amande, dont l'un est découpé en forme
de cercle, d'étoile ou de cœur, rempli de confiture et saupoudré de
sucre en poudre. Jindrak, une boulangerie historique de Linz, les
fabrique depuis près de 100 ans."
Plus près de nous et sur un ton plus léger, nous pouvons aussi évoquer des aquarelles délicieuses comme celle ci, trouvée sur le net au fil des recherches pour cet article 😊 , pas nécessairement de Noël mais on peut se faire plaisir en toute saison ...
Amenez des pâtisseriesde Noël, des bonbons aux papiers brillants et colorés, des chocolats à l'effigie de père Noël, des smarties et des speculoos de toutes tailles et apparence, des cupcakes aux tons acidulés, ...ou tout autre élément à manger un peu festif (pourquoi ne pas en profiter pour les goûter une fois qu'ils auront été dessinés ! Vin chaud autorisé si le coeur vous en dit et si l'étiquette est jolie ! A dessiner aussi !
Ce sera donc l'occasion de réaliser une véritable "nature morte" - still life me semblant plus joli à dire comme le font les anglais. Fantaisie, couleurs acidulées ou vives, trait léger ou au contraire plus appuyé si on le souhaite ... c'est la fête, tout est permis !
Qui n'a jamais erré – en ville ou en
pleine nature – lors d'un brouillard intense, une de ces « purées
de pois » qui oblitère tout horizon, étouffe les sons et
réduit les êtres à des fantomatiques silhouettes ? Nous
espérons certes que la météo soit plus clémente lors de notre
atelier du 16 novembre (au Bia Bouquet, à 14h30). Pourtant c'est bien de brouillard, de brume
et de nébulosités que nous traiterons, en dessin ou en peinture, ce
jouir là. Qu'il soit brumaille, brume légère ou ouate épaisse, le
brouillard inspire bon nombre d'artistes. Il requiert un regard
sensible et une touche suffisamment subtile pour rendre cet
effacement du réel, cette dissolution des solides dans l'aérien.
regards embrumés
Le brouillard, c'est une
indétermination où tous les possibles peuvent émerger. La
frontière entre l'être et le non-être s'efface, tout devient
fantôme, ni vivant ni mort. L'horizon est oblitéré dans une une
grisaille parfois teintée d'une pâle lumière diffuse où
surgissent, en plans successifs, des fragments du monde qui nous est
familier. On associe le brouillard aux Limbes, cet espace mythique
intermédiaire entre le monde vivant et les Enfers où errent les
âmes en perdition faut d'avoir pu accéder à la grâce divine. Dans
la brume, nous errons, sans but, où à la recherche d'un but que
nous ne pouvons percevoir. Plongé dans une solitude ouateuse, nous
nous réduisons à nous-mêmes, introspection obligée menant à
l'effroi de la contemplation mélancolique de notre néant. Ainsi le
brouillard inspire les Romantiques et les Symboliques, dans leur
quête idéaliste d'un sens inaccessible.
Plus prosaïquement, le brouillard
résulte d'une condensation aérienne des vapeur d'eau, des
conditions météo instables, alchimie naturelle où l'aérien se mue
en liquide, ou inversement, et parfois en solide glacé. Il n'est nul
besoin d'être météorologue ou physicien pour constater que
l'atmosphère peut être le théâtre d'effets lumineux particuliers,
évanescences, éclats transitoires, fragmentations chromatiques,
réverbérations et halos...
Les Impressionnistes,
soucieux de capter l'instant, se focalisent sur la perception de
la lumière, ils produiront de nombreux paysages embrumés, ensevelis dans l'épaisseur laiteuse d'une atmosphère saturée d'humidité, ou...de fumées industrielles. Tout cela inspire les Turner, Manet ou Sisley,
soucieux de capter l'instant en se focalisant sur la perception de
la lumière. Ils excellaient
à peindre les atmosphères embrumées, produisant des œuvres
confinant à l'abstraction.
la perspective atmosphérique
Comment suggérer l'éloignement, la
profondeur d'un paysage ? Depuis la Renaissance les peintres ont
tiré parti d'un phénomène particulier : l'atmosphère filtre
la lumière solaire, la disperse d'autant plus que l'air est chargé
de particules ou d'humidité. Les objets lointains ne paraissent pas
seulement plus petits, leurs couleurs s'effacent, glisse vers une
pâleur bleutée.
Plutôt que de peindre le brouillard
lui-même, l'artiste suggère sa présence en estompant les formes
lointaines, en adoucissant les transitions entre les plans et en
utilisant une palette aux teintes plus claires, souvent grisées ou
bleutées, conformément à la perspective aérienne décrite par
Léonard de Vinci. La superposition de glacis transparents —
notamment à l’aquarelle ou à l’huile — permet d’obtenir
cette impression de voile atmosphérique flottant entre le spectateur
et le sujet.
dessiner et peindre
Un point important à retenir, dans l'évocation du brouillard, il s'agira moins de dessiner la matière elle-même que de suggérer son absence, sa transparence, son voile. Quelques techniques spécifique aux médiums courants du dessin : crayon graphite, fusain et encre de Chine.
Le graphite permet un contrôle précis des valeurs pour moduler la densité de la brume.
Exercice : Dessinez une rangée d’arbres ou de montagnes en perspective. À partir du troisième plan, réduisez progressivement le contraste et le détail à l’aide de gommage et de hachures très douces. Observez comment la simple atténuation crée un effet de brume.
Technique : Travaillez principalement avec des pressions très légères et des hachures espacées. Utilisez des gommes (notamment la gomme mie de pain) pour rehausser les zones où la brume doit apparaître, en éclaircissant les formes sous-jacentes.
Conseil : Gardez une hiérarchie claire entre les plans : les éléments proches sont nets et contrastés, tandis que ceux au loin deviennent progressivement plus pâles, flous et moins détaillés.
Le fusain, par sa richesse en noirs profonds et sa facilité d’estompage,
est particulièrement adapté à la suggestion de volumes atmosphériques.
Technique : Utilisez l’estompe ou un chiffon doux pour fondre les formes lointaines dans un voile gris. Laissez des zones du papier vierge ou très légèrement tachées pour figurer les parties les plus denses de la brume. Le fusain tendre permet aussi de créer des « nuages » de particules en tapotant doucement avec un morceau effrité.
Conseil : Ne cherchez pas à définir les contours de la brume — elle n’en a pas. Travaillez plutôt par superposition de couches très légères, en laissant respirer le papier.
Exercice : Dessinez un paysage simple (une colline, un arbre solitaire). Recouvrez-le partiellement d’un voile de fusain estompé, en gardant le haut du papier plus clair pour simuler une brume matinale qui s’élève du sol.
L’encre, souvent associée à la précision, peut aussi évoquer l’immatériel grâce à la dilution et au contrôle du flou.
Technique : Diluez l’encre à différentes intensités (du noir pur à un gris très pâle). Appliquez-la avec un pinceau humide pour créer des transitions douces. Pour la fumée ou la brume en mouvement, laissez l’encre couler légèrement sur le papier humide (technique du wet-on-wet) ou soufflez délicatement sur une goutte d’encre fraîche pour créer des effilochures organiques.
Conseil : Le blanc n’existe pas dans l’encre de Chine — il est le papier lui-même. Préservez donc soigneusement les zones claires dès le départ, ou utilisez une gouache blanche (ou un correcteur opaque) pour rehausser ponctuellement.
Exercice : Tracez une silhouette noire (arbre, montagne, bâtiment). Autour, appliquez des couches d’encre diluée en cercles concentriques de plus en plus pâles, comme une brume qui s’évapore. Variez la direction des pinceaux pour suggérer le mouvement de la fumée.
Le dimanche 21 septembre 2025, nous entamerons une nouvelle année académique au Bia Bouquet, avec un chapitre consacré au Notan.
Derrière ce mot étrange se cache pourtant une notion essentielle en dessin artistique : la décomposition d'une image en plans de valeurs, en nombre volontairement réduit. Exercice préalable à une étude de valeurs plus aboutie.
Retrouvez la théorie, une vidéo conseillée, un outil en ligne et des exercices dans le fichier Word ci-joint.
De faire vibrer pinceaux, crayons
ou collages au rythme de vos souvenirs ou de vos rêveries exotiques ?
Bienvenue
à notre atelier d'artistes de ce dimanche 15 juin de 14h30 à 17h, spécial
"Carnet de voyage" !
Que vous soyez croqueur du dimanche, globe-trotteur dans
l’âme ou rêveur à plein temps, cet atelier est fait pour vous.
🖌️ Pas besoin
d’être un pro pour se lancer : juste le plaisir de créer, d’expérimenter et de
s’amuser. Amenez vos vieux tickets de métro, vos photos de vacances, ou
même ce souvenir d’une escapade imaginaire, d'une balade dans votre quartier, en
levant le nez ...
📒 Le carnet de voyage, c’est quoi au juste ? C’est un
compagnon de route un peu magique : un mélange de dessins, collages, anecdotes,
cartes, couleurs, sensations… Un patchwork très personnel qui raconte un bout de
monde vu à travers vos yeux. Et pas besoin d’avoir visité l’Himalaya ! Une
balade en forêt, un marché de quartier ou une virée en vélo peuvent faire de
merveilleux récits visuels.
🧳 Quelques trucs pour bien démarrer : Apportez ce
que vous aimez : crayons, aquarelle, feutres, tampons, masking tape… Soyez
vous-même, mais en version créative ! Laissez-vous surprendre : pas de plan
parfait, juste des envies à suivre. Même un gribouillis peut devenir poétique. Partagez vos trouvailles : on s’inspire les uns les autres, on échange astuces
et compliments, et on repart le cœur léger. Pas besoin de passeport, juste d’un
carnet vierge et d’un esprit curieux !
🌟 En résumé : l’atelier "Carnet de
voyage", c’est une escale créative pleine de bonne humeur, idéale pour rêver un
peu, s’exprimer beaucoup, et voyager autrement. On embarque ? 😊
Voici quelques
vidéos inspirantes qui pourront sans doute nourrir votre imaginaire avant ce
dimanche.
Un vrai “vlog‑atelier” en français : le créateur vous emmène avec lui·elle en
sortie, montre le montage de son carnet de voyage, des astuces aquarelle en
situation, et ajoute de belles touches personnelles. Style accessible et
inspirant !
Cette vidéo montre des techniques mixtes : aquarelle, encre, petite touche de
lettrage ou collage pour créer vos pages sur un marché coloré. Idéal pour
s’inspirer du noir/blanc qui se mélange aux pigments colorés.
Dominique Pascaud présente un atelier complet mêlant croquis en noir et blanc,
aquarelle et lettrage. Très pédagogique, parfait pour intégrer plusieurs
techniques dans votre carnet. Suggestions pour bien les utiliser : Regardez avec
carnet et outils sous la main : essayez en même temps les techniques montrées.
Notez vos préférences : lettrage, hachures, aquarelle fluide ou superposée.
Expérimentez sur plusieurs pages : mixez encre noire + aquarelle + phrases,
laissez-vous guider. Si on veut un peu plus se centrer sur le collage ou le
lettrage, voici aussi une vidéo sympa :
Créateur·ice : Le monde d’Elodiy New Pourquoi c’est top : cette vidéo mélange
création de pages de carnet en style scrapbooking, collage d’éléments (photos,
papiers, tickets…), lettrage élégant et illustration, le tout dans une ambiance
douce et inspirante.