mardi 15 septembre 2026

Les phares à l'aquarelle

 

L'atelier d'art de Forest fait sa rentrée avec un thème qui sent bon l'air du large et les embruns !
En espérant vous trouver en pleine forme après cet été de tous les records ?

Valérie DANIELS 
Un petite brise marine nous fera donc du bien pour nous rappeler le temps léger des vacances ! Préparons nous à aller respirer le bon air de la mer sur une côte proche, ou plus lointaine, avec le thème de ce mois de septembre : les phares 🥰. Qu'ils soient le centre de la composition ou seulement placés au loin dans le paysage marin, ils sont absolument incontournables !

Thème agréable et parfait pour se replonger en douceur dans les bases de l'aquarelle, surtout si on débute : lavis légers pour les ciels; travail à sec pour les rochers mais en utilisant le avec nervosité et en diluant un peu à la fois après avoir posé de l'aquarelle plus plus épaisse; maîtriser l'eau et les fusions si belles du travail . Porter aussi  attention à  la rotondité des phares, pas si aisée que ça en contre -plongée ;-). Ou alors, dessiner avant de venir si on veut juste s'amuser avec la couleur 😊.

Où ?
Salle du Bia Bouquet 1
1190 Bruxelles

Quand ?
dimanche 20 septembre 2026 
d
e 14h30 à 17h


Comment traiter ce thème ?

Comme toujours : réfléchir un peu  en amont (papier mouillé ? sec? Quel pinceau ? L'adapter à la taille de sa feuille, travailler en format carte postale ou A5 max pour un pinceau 8 à 10 de préférence rond et de bonne qualité, il y a d'excellents synthétiques sur le marché --> (Ré) apprendre à poser un lavis ? 

 
Puis, après avoir réfléchi et anticipé, se lancer sans crainte, et on surveille la danse des pigments : si papier encore brillant, on peut ajouter du pigment, il va bien se disperser. Résister à la tentation de repasser une seconde fois au même endroit, c'est là que ça se gâte.
Valérie DANIELS 

Puis viennent les décisions prises au fur et à mesure : souhaite-t-on provoquer une fusion ou alors on laisserait un espace pour l'éviter ? Papier semi mat --> attention, le pigment  va risquer d'être repoussé et le "chou-fleur" menace. Papier mat ou quasi sec : adoucir les passages avec pinceau humide à sec. L'occasion idéale de réviser ou apprendre les fondamentaux !
Quelques vidéos suggérées

lundi 15 juin 2026

le petit train à vapeur...

 ce dimanche, un petit train vous attend...

 

A proximité immédiate du Bia bouquet, où aura lieu notre AAF consacré au chemin de fer, se trouve une attraction fort sympathique : le célèbre "petit train à vapeur de Forest", cette attraction est le fruit du travail de passionnés des chemins de fer, souvent d'anciens cheminots ou employés dee la SNCB... ils ont monté un circuit ferroviaire miniature avec des répliques exactes de locomotives, anciennes ou récentes, enfants et adultes peuvent prendre place dans ces mini-trains. Certes, il n'est pas obligatoire de s'embarquer dans ce voyage pittoresque au sein du parc du Bempt ! Le lieu comporte aussi un petit musée, où se trouve une documentation intéressante : locos, maquettes, photos et revues... Une agréable buvette est ouverte ce dimanche après-midi.

 

Pour ceux et celles qui le désirent, nous pourrions nous y rendre et faire du croquis sur place, tout en profitant de la buvette en question. Ils sont prévenus et nous y sommes les bienvenu-e-s.

site web : https://ptvf.eu/

 


 

Atelier d'art de Forest - rendez-vous au Bia Bouquet, 14h30, 21 juin 2026. thème "chemins de fer et trains"...

vendredi 29 mai 2026

Sur les rails : chemins de fer, trains et gares.

Trains, locomotives, wagons et voitures, voies ferrées, gares, caténaires et signalisations, voyageurs et cheminots... l'univers ferroviaire sera le thème et le moteur de notre atelier du 21 juin 2026. Dessins, peintures, aquarelles, toute technique sera abordée et comme on le verra, toutes les approches, documentaires, réalistes, féériques ou humoristiques sont possibles.

Qui n'a pas le souvenir d'enfance des trains miniatures circulant, dans un réseau complexe de voies ferrées, dans un paysage de carton pâte. L'univers ferroviaire évoque la puissance et la prospérité d'un monde industrialisé et ouvre la perspective d'une utopie, celle d'un monde devenu village. Le chemin de fer dynamise transport et commerce et est un des facteurs de la révolution industrielle. Le progrès social, fruit d'âpres luttes ouvrières, la sécurité sociale, les congés payés, la réduction du temps de travail ébauchent une société des loisirs en germe. Les vacances deviennent accessibles à tous, le tourisme s'organise et se généralise, et au cœur de se processus, on trouve le chemin de fer. Faut-il s'étonner que dès son invention, dans les années 1820, le chemin fer – trains, locomotives, gares, voies ferrées – inspire les artistes. Au 21e siècle, l'avion et l'automobile supplantent le train, pour le meilleur parfois, pour le pire si l'on prend en considération l'impact écologique, mais le chemin de fer nous inspire toujours, avec un rien de nostalgie, comme une utopie manquée.


 

le progrès et la puissance

 

On ne retracera pas ici l'histoire, bien documentée sur wikipedia, du chemin de fer, En 1825 Georges Stephenson inaugure le premier le chemin de fer ouvert au public. La première ligne régulière de chemin de fer à vapeur est mise en service le 5 mai 1835 en Belgique, entre la gare de Bruxelles-Allée-Verte et Malines. Le développement ferroviaire est rapide, les machines se font plus puissantes et rapide, on s'interroge avec inquiétude sur l'impact sur la santé des voyageurs d'une accélération confinant à 35 km/heure, les romantiques déplorent l'outrage industriel défigurant la nature, les conservateurs religieux stigmatisent une « invention diabolique »...mais d'aucuns voient dans le train un facteur de progrès et de prospérité, voie une promesse de paix universelle rendue possible par le rapprochement des hommes. 

 

Il y a d'innombrables gravures d'époque, les premières affiches publicitaires de compagnies ferroviaires vantent les perspectives touristiques. 


Turner nous dépeint, avec « Pluie vapeur et vitesse » un train surgissant de la lumière ou du néant, circulant à pleine vitesse sur le Maidenhead Railway Bridge, noyé dans la brume et surplombant un fleuve... A peine sont esquissées les architectures des ponts, un bateau et quelques personnages sur la rive saluant le convoi tracté à 80 km/h par la locomotive la plus rapide de l'époque.

Monet nous a livré une douzaine de peinture consacrées à la gare Saint Lazare. Ses locomotives surgissent, monstres industriels, de la vapeur et des fumées qu'elles engendrent, mais elles ne sont pas isolées, elle s'intègrent dans un complexe urbain. Le chemin de fer structure le paysage urbain qui est ici évoqué en arrière plan tandis que l'infrastructure ferroviaire – hangar, pont métallique, signaux, rails – est détaillée. Nous sommes, avec ces peintures, dans univers anti-romantique mais l'impressionniste qu'est Monet s'attache à illustrer la perception visuelle d'un instant précis.

C'est avec un humour corrosif que Daumier évoque l'impact social du chemin de fer, en dépeignant les voyageurs. Il illustre la cohue des passagers se ruant sur les « trains de plaisirs ». Il use de tous les procédés en usage, à l'époque, parmi les dessinateurs de presse : traits déformés, personnages quasi animalisés, têtes énormes sur corps chétifs... il se dégage de ces gravures un réalisme cru, éclairant, déjà à son époque, les travers du surtourisme.

 

 

L'Histoire en marche : la loco motive le peuple

 


«  les révolutions sont les locomotives de l’histoire ». Par cette métaphore Karl Marx soulignait le rôle moteur des événements révolutionnaires dans l'accomplissement d'une inéluctable libération historique de l'humanité. Il faut dire que Marx, témoin critique de la révolution industrielle et de l'essor du capitalisme, avait pleine conscience de l'importance économique et sociale du chemin de fer. Par la suite, les propagandes révolutionnaires filent la métaphore en faisant de la locomotive le moteur des changements sociaux. Il importe à chacun de ne pas rater le train de l'Histoire quitte à accepter que ledit train soit, pour le meilleur peut-être, pour le pire le plus souvent, conduit par le « 'Grand Leader », Guide suprême, auquel le peuple se doit de confier aveuglément son destin. La locomotive apparaît souvent dans les affiches de propagande, on vante l'exploit technologique, la chaudière tourne à plein régime. bielles et essieux sont les muscles d'une collectivité en marche. 

Dans le monde capitaliste, la locomotive surgit aussi dans l'imaginaire collectif comme la métaphore d'un progrès et d'une croissance infinie... Nous assistons à une conquête du monde, les colonisateurs n'ont de cesse de tisser le réseau ferroviaire fut au prix de la servitude et de l'esclavage des peuples conquis. Ici la technique, la machine, la locomotive sont les instruments d'une emprise mondiale, celle de l'économie toute puissante. 

 

 

Luigi Russolo peint, en 1911, la « dynamique d'un train »...On perçoit dans cette peinture un ensemble de forces, une tension brutale ou la vitesse est exprimée par des ondes de chocs, lignes brisées en avant de la locomotive. En 1922 Ivo Pannaggi use de procédé analogue mais sa démarche le rapproche plus du cubisme. Les futuristes italiens étaient obnubilés par puissance, la force, la vitesse. Machines, automobiles, avions, trains apparaissent souvent dans leurs œuvres, mais ici, le concept devient presque abstrait. Nous avons affaire à des mouvements, de la vitesse, de l'énergie, de la lumière. Les objets se dissolvent en forces pures. Ce culte de la puissance, de la force et de la domination technique, associé à une révolte contre l'ancien monde et les académismes, a conduit nombre des artistes futuristes vers le fascisme... mais la locomotive n'est pas seulement le symbole d'une puissance brute, elle peut conduire vers le rêve, ou être présent dans l'imaginaire fantastique.

 

Le train du rêve : surréalisme et fantasy.

Le train apparaît à la fois comme un instrument du progrès et comme une créature nocturne glissant entre les mondes. En bouleversant notre perception du temps, de la distance et du destin, le chemin de fer introduit dans la conscience moderne une sensation nouvelle de déracinement et d’inconnu. Le rail devient souvent la métaphore d’une trajectoire imposée, d’un voyage intérieur dont l’itinéraire semble déjà tracé, tandis que les gares incarnent ces espaces de transition où l’être hésite entre départ et retour, mémoire et devenir. Cette symbolique apparait clairement dans l'œuvre de Paul Delvaux, sont les peintures, inspirées par les gares d'Esneux ou de Watermael, représentent un univers souvent nocturnes, de gares intemporelles peuplées de femmes errantes ou de squelettes. Le train traverse les paysages comme la pensée traverse l’inconscient. Son rythme répétitif, presque hypnotique, évoque le battement du sommeil et les mécanismes secrets du rêve. On peut y voir une image puissante du voyage intérieur : un déplacement d’un état de conscience à un autre. voire une métaphore du rêve lui-même. 

René Magritte peint une locomotive surgissant de l'âtre d'un peut salon bourgeois. La loco rappelle les jouets ou les maquettes, mais c'est un petit dragon fumant, sorte de gargouille, qui nous renvoie ironiquement aux imposantes poêles à charbon qui ornaient les foyers domestiques

 

 

 

 

 

 

 

On considère Edward Hopper comme un peintre réaliste, mieux que quiconque il a dépeint un certain sentiment de solitude dans la vie américaine. Le train apparait plusieurs fois dans son œuvre... il y a des peintures, dessin et aquarelles représentant des locomotives ou des wagons, parfois isolés dans la plaine américaines. Mais souvent il évoque le voyage en peignant l'intérieur des voitures. Les passagers, le plus souvent des passagères, y sont assis, rêvant, regardant le paysage ou jouissant de la lumière oblique. Aucune impression de mouvement, nous ne sommes pas dans l'ère de la vitesse surmultipliée mais dans la conscience intime du voyageur isolé vivant dans leur monde propre. 

 

 

Il y a peut être une exception, American Locomotive (1944) où l'aérodynamisme de cette locomotive diesel de type ALCO DL-109 – au design plus proche de l'avion que des locos à vapeur – sont soulignés par la perspective fuyante et la couleur rouge écarlate. Il s'agit, ne l'oublions pas, d'une commande publicitaire pour la compagnie “American Locomotive ” et cette peinture ne se retrouve pas dans le catalogue des œuvres de Hopper. 

 

 

 

On retrouve ce design art déco industriel dans la locomotive futuriste de « type 12 » mise en service dès 1939 par la SNCB. Cette puissante machine de 2500 chevaux-vapeur qui pouvait atteindre 160 km/h fut illustrée et surnommée par F. Schuiten « la douce ». Les moyens de transport futuristes font partie de l'imaginaire utopiste – tel qu'illustré dans la Science-fiction ou dans la vulgarisation technique ou scientifique comme la revue « modern mechanix »

 

 

 

 

 

 

Née de la rencontre entre la révolution industrielle du XIXᵉ siècle et les imaginaires de la science-fiction, l’esthétique steampunk transforme la locomotive en symbole absolu d’un futur rêvé par le passé. Dans cet univers, le train n’est plus seulement une machine de transport : il devient un organisme de cuivre, d’acier et de vapeur mêlant l’élégance victorienne aux inventions improbables : chaudières surdimensionnées, pistons apparents, engrenages complexes, cadrans mystérieux et cheminées crachant une fumée noire comme un souffle vivant. Le rail y incarne la conquête du monde, mais aussi une fascination romantique pour une technologie encore visible, palpable, presque artisanale, à l’opposé de la froide invisibilité numérique contemporaine. le steampunk imagine un futur alternatif où l’électricité et l’informatique n’auraient jamais supplanté la puissance de la vapeur. Le train y occupe une place centrale parce qu’il symbolise le mouvement, l’exploration et la collision entre progrès scientifique et imaginaire poétique.

 


Nous revenons à une enfance de l'ère industrielle et dans cette régression on retrouve la loco des dessins animés, des contes pour enfants, d'un far-west ludique, un monde de liberté absolue et de conquête effrénée. Thomas the Tank Engine est une locomotive à vapeur anthropomorphe de fiction, apparue dans les livres pour enfants britanniques The Railway Series écrits par le révérend Wilbert Awdry et son fils Christopher à partir de 1945. Héros du dessin animé Thomas & Friends, Thomas est devenu une icône mondiale de la littérature et de la télévision jeunesse. Dans les cartoons, le train est aussi un formidable moteur de mouvement et de comédie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessiner les trains et les locos

 

 Tout le monde a rencontré ces petits tutoriels pour enfants où l'on construit une locomotive à partir de cercles, rectangles. En perspective les volumes sont tout aussi simples, cylindres, disques, parallélépipèdes rectangles. Une compréhension des règles basiques de la perspective est indispensable, rails et caténaires convergent vers un point de fuite, les cercles en vue perspective deviennent des ellipses, wagons et locos s'inscrivent dans l'espace selon deux ou trois points de fuite, et souvent on doit diviser un espace en parties égales.

 

 

 

 web et vidéo tutos


 



 

vendredi 8 mai 2026

Mai au jardin !

 Mai au jardin !

Un vent de douceur et de légèreté soufflera sur notre prochain atelier de l'atelier d'Art de Forest, qui sera sera dédié au jardin, de façon générale : une fleur, un massif, des arbres, des fleurs de parterre, des arbustes, une perspective générale, peu importe, du moment que ... c'est au jardin ! 



La salle du Bia Bouquet est proche de quartiers très verts et fleuris, nous pourrons faire une petite sortie dans la rue toute proche.
Nous apprendrons  à aquareller de façon rapide, sans nécessairement dessiner au préalable, ou alors quelques lignes de construction de base. 
Que ce soit en extérieur ou sur base d'une photo, il faudra aussi pouvoir choisir ce qu'on dessine ou peint.
Donc lors de  l'atelier le focus pourra être mis sur le choix de la composition.
 Astuce : cadrer avec un viseur ou son appareil photo, pour se centrer sur un objectif précis !

Comment traiter ce thème ?

Poser l'aquarelle, bien pigmentée et assez liquide, sur papier sec. 
Opérer des fusions ... ou pas.Si on touche une zone humide, on aura une fusion, un transfert de pigment (de la zone la plus humide vers la zone la moins humide... qui dira que l'aquarelle, c'est apprivoiser le chemin de l'eau et faire de la physique sans le savoir ?)
C'est dans ce travail spontané et joyeux, mais réfléchi en amont,  que se situe la magie de l'aquarelle : on fait voltiger le pinceau après avoir un peu anticipé ! 
Et comme toujours, on surveille : si papier encore brillant, on peut ajouter du pigment, il va bien se disperser. Papier semi mat --> attention, le pigment  va risquer d'être repoussé et le "chou-fleur" menace.
Une vidéo ci dessous rappelle également comment composer des verts convaincants.

On pourra achever son aquarellage par de l'encre, ou des crayons aquarellables.

Vous verrez que dans une des vidéos proposées l'usage est fait de liquide de masquage, afin de préserver le blanc pour que les fleurs soient de couleur éclatante.
On peut avantageusement remplacer le liquide de masking par le fait de dessiner D'ABORD les fleurs avec des Neocolor 1, ou tout autre pastel coloré à la cire.  Cela fera office de réserve et va repousser l'eau. On peut également faire des traits plus graphiques, des branchages avec cette méthode, ou des textures diverses ... il ne faut juste pas "boucher" le papier car l'aquarelle glisse sur cette réserve et colore le papier blanc à côté de la réserve de cire.
Si on n'a ni liquide de masquage si pastel à la cire, il faudra laisser des éclats de papier sec afin de pouvoir y placer des jaunes, roses, orange, rouges  pétillants.

Nous travaillerons sur papier aquarelle classique de cellulose, permettant plus facilement quelques retraits ou correction, que le papier coton.

Quelques vidéos suggérées :
https://www.youtube.com/watch?v=MqYvATOMjrI
https://www.youtube.com/watch?v=MqYvATOMjrI

Bon atelier à tous !

Valérie DANIELS
pour l'AAF

 

lundi 13 avril 2026

Le mouvement en peinture

 

Le mouvement en peinture

Le mouvement en peinture, ce n’est pas nouveau.

D'une certaine manière, les impressionnistes furent des précurseurs dans la peinture de mouvement. En effet, leur principal souci était de saisir les effets éphémères de l'ombre et de la lumière. Ils cherchaient en fait à rendre une simple impression passagère.

Avant eux, William Turner surprit le jury de son époque avec son célèbre « Pluie, Vapeur et Vitesse » reproduit ci-contre.

 

Quelques petites astuces simples donneront du mouvement à vos graphismes :

les très classiques traits horizontaux à l’arrière des personnages, tellement utilisés en BD.

le cadrage (laissez un espace vide devant le personnage, et vous augmenterez l’impression que celui-ci va le parcourir).

Certains mouvements sont d’ores et déjà inscrits dans notre esprit. Le ballon qui va rentrer dans le panier de basket une fois la main dressée au-dessus de celui-ci, la vague qui va s’échouer sur la plage… En figeant le moment qui précède un impact, vous le suggérez.

Restez dans le flou. Il s’agit là d’une technique de photographie, mais qui peut très bien s’exploiter aussi en illustration.

Quand vous prenez la photo d’un objet en mouvement, il en résulte souvent un effet de flou, de lignes déformées. C’est cela que vous devez chercher à reproduire pour imiter le mouvement, pour créer la sensation de celui-ci.

Jouez avec les ombres. Un artiste peut, rien que par sa façon de poser l'ombre, signaler sans ambiguïté l'emplacement du sujet. Une ombre portée qui rejoint sa source indique que celle-ci a contact avec le sol, tandis que la séparation des 2 montre que le sujet est en train de courir, de sauter ou de voler.

Travaillez plus rapidement. Essayez quelques croquis rapides (de 2 ou 3 minutes seulement) d'un personnage ou d'un animal en train de se déplacer, de sauter, de s'étirer. Étudiez de près les traits suscités par le mouvement : l'angle d'une épaule ou d'une hanche, la cambrure du dos, le rapport entre le genou et la cheville, etc. Le fait de travailler aussi rapidement vous oblige à saisir l'essentiel du mouvement en question.

Focalisez-vous sur l’essentiel. Croquer le mouvement nécessite souvent d'écarter de nombreux détails. Mais pourquoi ne pas tirer parti de cette situation ? En évitant un excès de détails, on peut mettre l'accent sur le côté "sur-le-champ" d'une scène.

Pour maximiser la fluidité de vos coups de pinceau, utilisez un geste libre qui part du poignet. Ne peignez pas de la manière dont vous écrivez, éloignez un peu vos doigts de la virole du pinceau, ou de la mine du crayon.

Concentrez-vous sur les « formes », pas sur les « objets ». Regardez par exemple un peuplier agité par le vent. Le dessous des feuilles en mouvement donne lieu à un miroitement captivant : on dirait un banc de poissons argentés.

Si un sujet bouge trop, portez votre attention sur ses proportions d’abord. Ainsi, l'étude des oiseaux en pleine envolée est loin d'être chose facile. Mais un élément-clé de leur observation consiste à fixer le rapport entre l'envergure et la longueur du corps.

Expérimentez en « cassant les codes ». Oubliez un moment les « règles de tiers » et autres canons des tableaux paysagistes ou des natures mortes. Travaillez en diagonale, afin de casser les schémas habituels. Dressez des lignes qui s’opposent aux autres, qui s’y confrontent, brisent leur symphonie. Introduisez des schémas circulaires également.

Idées de lecture :

« Saisir le mouvement dans vos tableaux »

Julia Cassels

Ulisse Editions


« Le mouvement dans le dessin et la peinture »

Daniel Lacomme

Bordas


Murielle Vanhove

Murielle est une artiste française contemporaine ayant fait du mouvement sa thématique principale.

www.murielle-vanhove.fr

Des gens mêlés de couleurs vives, apparaissent et disparaissent sous une touche légère et violente de peinture. Murielle saisit un instant, sa fuite dans le temps, ce qu’il en reste. 

Des rencontres, des inconnus, des gens pressés et d’autres qui flânent. Les passants entrent dans le cadre comme on entre sur scène mais dans un total anonymat. L’absence de visage peut nous surprendre, comme nous séduire… les attitudes parlent d’elles-mêmes.

(passage extrait de son site, reproduit avec son aimable autorisation)



dimanche 15 mars 2026

sac perdu

Huguette a égaré un sac nylon rouge pendant notre atelier de ce 15/3. Elle ne sait plus s'il contenait des objets ou non. Quelqu'un l'aurait-il vu ?