samedi 13 décembre 2025

Art et pâtisserie de Noël

 Chers participants de l'Atelier de Forest,

Nous nous retrouvons pour ce dimanche 21 décembre, avant une semaine généralement chargée en préparation de délices et festins divers... Ou pas, selon l'idée que l'on a de ces moments de fin d'année !

 


Quelle que soit notre vision de cette période particulière, c'est l'occasion de faire la part belle à dessiner et peindre ... ce qui se mange, particulièrement la pâtisserie, et encore plus particulièrement les "biscuits de Noël". 

Quel que soit le style utilisé, de préférence en couleur et sur papier texturé, gouaches, pastels et acrylique feront des merveilles. Rendre la nourriture, et en particulier la pâtisserie de Noël, peut donner lieu à une belle recherche de composition , d'une lumière particulière, d'une bonne texture....

Un peu d'histoire 
Source : National Geographic 

"Pendant des milliers d'années, les fêtes du solstice d'hiver consistaient à se réunir pour festoyer. Mais c'est au Moyen Âge, lorsque cette tradition a fusionné avec les célébrations de Noël, que sont apparus en Europe des biscuits aux notes délicieusement sucrées. Aujourd'hui, il existe de nombreuses variantes du biscuit de Noël. Qu'il s'agisse de flâner dans un marché de Noël ou de laisser au Père Noël quelques douceurs, les biscuits de Noël sont devenus un élément essentiel de la célébration des fêtes de fin d'année dans le monde entier.

Selon le célèbre chef américain Nick DiGiovanni, l'origine du biscuit lui-même remonte à la Perse du 7e siècle, peu après l'introduction de la canne à sucre dans la région. « Lorsque le sucre est devenu plus accessible, il est passé du statut de produit luxeux à celui de friandise courante, et aujourd'hui, nous connaissons et aimons tous les biscuits », explique-t-il. Fabriqués à l'origine avec des noix, ces biscuits étaient beaucoup plus durs et secs qu'aujourd'hui.

« Les biscuits eux-mêmes ont beaucoup changé par rapport à leur aspect et à leur goût d'origine », ajoute Nick DiGiovanni. Le biscuit est arrivé en Europe au début du 8e siècle, lors de la conquête musulmane de l'Espagne, et les recettes ont continué à évoluer grâce au commerce des épices. Dans les années 1300, il a été modifié pour ressembler davantage aux versions actuelles des biscuits de Noël, plus sucrées, plus moelleuses et plus épicées.

« L'histoire des biscuits de Noël, même les plus modestes, est une histoire mondiale », explique Linda Raedisch, autrice de l'ouvrage The Secret History of Christmas Baking. « Ils ne sont pas liés à une seule fête. Depuis des milliers d'années, les cultures du monde entier célèbrent le changement de saison en organisant des fêtes du solstice d'hiver. Au Moyen Âge, les fêtes européennes du solstice d'hiver se sont mêlées à l'évolution des célébrations de Noël et, à mesure que les biscuits se sont répandus sur le continent, ils sont devenus particulièrement populaires à cette période de l'année, car ils pouvaient être préparés en grandes quantités, conservés pendant de longues périodes et étaient faciles à partager.

Les Lebkuchen (biscuits de pain d'épices) de Nuremberg, en Allemagne, sont souvent considérés comme les premiers ...
PHOTOGRAPHIE DE DronG, Getty Images

Les Lebkuchen (biscuits de pain d'épices) de Nuremberg, en Allemagne, sont souvent considérés comme les premiers biscuits de Noël.

Le pain d'épices est souvent considéré comme l'ancêtre de tous les biscuits de Noël. Il a évolué avec l'apparition dans les villes européennes des fruits secs, du sucre et d'épices telles que la cannelle, le clou de girofle, la noix de muscade et le gingembre. Nuremberg, en Allemagne, qui se trouvait à l'intersection de deux grandes routes commerciales, est considérée comme son principal berceau. Dès le 13e siècle, les boulangers de la ville fabriquaient des lebkuchen (biscuits de pain d'épices) tendres, moelleux et épicés. La recette a évolué à partir d'un gâteau au miel épicé, composé d'amandes, d'oranges et de sucre, que les commerçants juifs ramenaient du monde arabe.

Les épices et les amandes étaient chères et réservées à quelques célébrations spéciales, dont Noël. Parmi les autres biscuits de Noël populaires, citons les croissants suédois recouverts de sucre en poudre, de noix et de beurre, les souchka, gâteaux secs traditionnel russe servi avec le thé, les biscuits traditionnels italiens et mexicains, les lemon meltaways, des sablés anglais, pour ne citer qu'eux... Ces biscuits se présentent sous des formes si diverses que leur origine exacte reste un mystère. À l'instar du pain d'épices, les lemon meltaways se sont peu à peu frayé un chemin à travers de nombreuses cultures et ont été rebaptisés des dizaines de fois. « Dans le monde entier, des gens ont créé des variantes à partir d'un produit aussi simple, et c'est une chose très amusante d'observer [ces variantes culturelles] », relève Nick DiGiovanni.

Dans les années 1600, les boulangers ont également commencé à glacer légèrement les biscuits avec un mélange de sucre et de blancs d'œufs qui ressemblait à de la glace une fois séché, d'où le terme « glaçage ». Au début du 20e siècle, les emporte-pièces sont devenus populaires en Amérique du Nord après que les modifications apportées aux lois allemandes sur les importations les ont rendus largement disponibles. Avec l'invention du glaçage royal - une préparation dure et lisse à base de blancs d'œufs et de sucre en poudre - des créations décorées de manière complexe ont commencé à apparaître tout au long des années 1900 dans les boulangeries d'Europe et d'Amérique du Nord, ajoutant encore plus de variété aux biscuits de Noël.

Au début du 20e siècle, les emporte-pièces sont devenus populaires en Amérique du Nord après que ...
PHOTOGRAPHIE DE Vladimir Vladimirov, Getty Images

Au début du 20e siècle, les emporte-pièces sont devenus populaires en Amérique du Nord après que les modifications apportées aux lois allemandes sur les importations les ont rendus largement disponibles.

LEUR FABRICATION

Les noix et diverses épices sont les pierres angulaires des recettes de pain d'épices, mais il existe de nombreuses variétés régionales. Les autres ingrédients importants sont le miel, l'écorce d'orange et, dans le cas du lebkuchen, le massepain, une pâte d'amandes, de sucre et de blancs d'œufs.

Le pain d'épices en gaufrettes, le type de lebkuchen le plus classique, est moelleux et à base de noix, ressemblant à un mélange entre un biscuit et un gâteau, et est cuit sur de petites gaufrettes minces appelées oblaten. Le lebkuchen de Nuremberg, ou elisenlebkuchen, est souvent considéré comme le meilleur. « Je considère le Nürnberger elisenlebkuchen comme le champagne du pain d'épices », souligne Linda Raedisch. Ce type de pain d'épices en forme de gaufre est principalement composé d'amandes et de noisettes moulues, avec peu voire pas de farine, et est recouvert d'un fin glaçage au sucre ou au chocolat.

Les biscuits boules de neige ou biscuits traditionnels sont essentiellement composés de beurre, de farine, de noix hachées et de beaucoup de sucre en poudre. Ils sont doux, friables et croustillants et fondent dans la bouche.


OÙ TROUVER LES MEILLEURS BISCUITS DE NOËL ?

1. Lebkuchen-Schmidt, Nuremberg
L'une des plus célèbres boulangeries de pain d'épices de Nuremberg, Lebkuchen-Schmidt, créée il y a près de 100 ans, continue de respecter les règles strictes en matière de recettes et les traditions de la guilde locale des boulangers de Lebkuchen. Lebkuchen-Schmidt est un rendez-vous de Noël pour les familles allemandes, mais leurs spécialités sont également livrées dans le monde entier à tout moment de l'année.

2. Magnolia Bakery, New York
La ville cosmopolite de New York est l'endroit idéal pour trouver des friandises internationales telles que les biscuits boules de neige. Magnolia est l'une des boulangeries les plus célèbres de New York, avec plusieurs établissements dans toute la ville. Elle est connue pour ses desserts américains classiques tels que le pudding à la banane et les cupcakes, mais ses menus de fêtes comprennent des incontournables tels que les cookies, les biscuits à la confiture, les biscuits au chocolat et les tartes.

 

Magolia Bakery - New York

3. Jindrak, Linz
Les biscuits Linzer - également appelés Linzeraugen, ce qui signifie « yeux de Linz » - sont des biscuits de Noël autrichiens emblématiques qui ont vu le jour dans la ville de Linz en 1643. Il s'agit d'une version plus petite de la tarte Linzer, remplie de confiture et faite de deux morceaux de sablés à la poudre d'amande, dont l'un est découpé en forme de cercle, d'étoile ou de cœur, rempli de confiture et saupoudré de sucre en poudre. Jindrak, une boulangerie historique de Linz, les fabrique depuis près de 100 ans."

 

Linzeraugen

 (source National Geographic)

Plus près de nous 

Plus près de nous et sur un ton plus léger, nous pouvons aussi évoquer des aquarelles délicieuses comme celle ci, trouvée sur le net au fil des recherches pour cet article 😊 , pas nécessairement de Noël mais on peut se faire plaisir en toute saison ...

Jojo Larue - Etsy

On trouvera encore de l'inspiration chez les illustrateurs, par exemple ici avec les oeuvres  délicates de Camille Belle, sur Instagram :

Camille Belle - Instagram

Exercice proposé pour cet atelier :

 Amenez des pâtisseriesde Noël, des bonbons aux papiers brillants et colorés, des chocolats à l'effigie de père Noël, des smarties et des speculoos de toutes tailles et apparence, des cupcakes aux tons acidulés, ...ou tout autre élément à manger un peu festif (pourquoi ne pas en profiter pour les goûter une fois qu'ils auront été dessinés ! Vin chaud autorisé si le coeur vous en dit et si l'étiquette est jolie ! A dessiner aussi !

Ce sera donc l'occasion de réaliser une véritable "nature morte" - still life me semblant plus joli à dire comme le font les anglais. Fantaisie, couleurs acidulées ou vives, trait léger ou au contraire plus appuyé si on le souhaite ... c'est la fête, tout est permis !

Si on veut travailler d'après un modèle, on pourra trouver ici quelques idées d'illustrations spécifiques à Noël 

Quelques vidéos pour cet atelier :

Peinture de macarons à l'aquarelle

https://youtu.be/hnJuKRsg8M8?si=foRgy_ADEKx4eX3N 


 

 

 





Peinture de nourriture de Noël 
(marqueurs dans la vidéo, mais possible aussi avec gouache)

 https://youtu.be/3tHBKRywjLk?si=U3mNJT97p1KbYBav


 

 







lundi 3 novembre 2025

brouillard, brume et atmosphère

 

brouillard brume et atmosphère

 

Qui n'a jamais erré – en ville ou en pleine nature – lors d'un brouillard intense, une de ces « purées de pois » qui oblitère tout horizon, étouffe les sons et réduit les êtres à des fantomatiques silhouettes ? Nous espérons certes que la météo soit plus clémente lors de notre atelier du 16 novembre (au Bia Bouquet, à 14h30). Pourtant c'est bien de brouillard, de brume et de nébulosités que nous traiterons, en dessin ou en peinture, ce jouir là. Qu'il soit brumaille, brume légère ou ouate épaisse, le brouillard inspire bon nombre d'artistes. Il requiert un regard sensible et une touche suffisamment subtile pour rendre cet effacement du réel, cette dissolution des solides dans l'aérien.

regards embrumés

Le brouillard, c'est une indétermination où tous les possibles peuvent émerger. La frontière entre l'être et le non-être s'efface, tout devient fantôme, ni vivant ni mort. L'horizon est oblitéré dans une une grisaille parfois teintée d'une pâle lumière diffuse où surgissent, en plans successifs, des fragments du monde qui nous est familier. On associe le brouillard aux Limbes, cet espace mythique intermédiaire entre le monde vivant et les Enfers où errent les âmes en perdition faut d'avoir pu accéder à la grâce divine. Dans la brume, nous errons, sans but, où à la recherche d'un but que nous ne pouvons percevoir. Plongé dans une solitude ouateuse, nous nous réduisons à nous-mêmes, introspection obligée menant à l'effroi de la contemplation mélancolique de notre néant. Ainsi le brouillard inspire les Romantiques et les Symboliques, dans leur quête idéaliste d'un sens inaccessible.

Plus prosaïquement, le brouillard résulte d'une condensation aérienne des vapeur d'eau, des conditions météo instables, alchimie naturelle où l'aérien se mue en liquide, ou inversement, et parfois en solide glacé. Il n'est nul besoin d'être météorologue ou physicien pour constater que l'atmosphère peut être le théâtre d'effets lumineux particuliers, évanescences, éclats transitoires, fragmentations chromatiques, réverbérations et halos... 

Les Impressionnistes, soucieux de capter l'instant, se focalisent sur la perception de la lumière, ils produiront de nombreux paysages embrumés, ensevelis dans l'épaisseur laiteuse d'une atmosphère saturée d'humidité, ou...de fumées industrielles. Tout cela inspire les Turner, Manet ou Sisley, soucieux de capter l'instant en se focalisant sur la perception de la lumière. Ils excellaient à peindre les atmosphères embrumées, produisant des œuvres confinant à l'abstraction. 


 

la perspective atmosphérique

 


Comment suggérer l'éloignement, la profondeur d'un paysage ? Depuis la Renaissance les peintres ont tiré parti d'un phénomène particulier : l'atmosphère filtre la lumière solaire, la disperse d'autant plus que l'air est chargé de particules ou d'humidité. Les objets lointains ne paraissent pas seulement plus petits, leurs couleurs s'effacent, glisse vers une pâleur bleutée.

Plutôt que de peindre le brouillard lui-même, l'artiste suggère sa présence en estompant les formes lointaines, en adoucissant les transitions entre les plans et en utilisant une palette aux teintes plus claires, souvent grisées ou bleutées, conformément à la perspective aérienne décrite par Léonard de Vinci. La superposition de glacis transparents — notamment à l’aquarelle ou à l’huile — permet d’obtenir cette impression de voile atmosphérique flottant entre le spectateur et le sujet.


dessiner et peindre

Un point important à retenir, dans l'évocation du brouillard, il s'agira moins de dessiner la matière elle-même que de suggérer son absence, sa transparence, son voile. Quelques techniques spécifique aux médiums courants du dessin : crayon graphite, fusain et encre de Chine.

 Le graphite permet un contrôle précis des valeurs pour moduler la densité de la brume.

  • Exercice : Dessinez une rangée d’arbres ou de montagnes en perspective. À partir du troisième plan, réduisez progressivement le contraste et le détail à l’aide de gommage et de hachures très douces. Observez comment la simple atténuation crée un effet de brume.
  • Technique : Travaillez principalement avec des pressions très légères et des hachures espacées. Utilisez des gommes (notamment la gomme mie de pain) pour rehausser les zones où la brume doit apparaître, en éclaircissant les formes sous-jacentes.
  • Conseil : Gardez une hiérarchie claire entre les plans : les éléments proches sont nets et contrastés, tandis que ceux au loin deviennent progressivement plus pâles, flous et moins détaillés.

Le fusain, par sa richesse en noirs profonds et sa facilité d’estompage, est particulièrement adapté à la suggestion de volumes atmosphériques.

  • Technique : Utilisez l’estompe ou un chiffon doux pour fondre les formes lointaines dans un voile gris. Laissez des zones du papier vierge ou très légèrement tachées pour figurer les parties les plus denses de la brume. Le fusain tendre permet aussi de créer des « nuages » de particules en tapotant doucement avec un morceau effrité.
  • Conseil : Ne cherchez pas à définir les contours de la brume — elle n’en a pas. Travaillez plutôt par superposition de couches très légères, en laissant respirer le papier.
  • Exercice : Dessinez un paysage simple (une colline, un arbre solitaire). Recouvrez-le partiellement d’un voile de fusain estompé, en gardant le haut du papier plus clair pour simuler une brume matinale qui s’élève du sol.

L’encre, souvent associée à la précision, peut aussi évoquer l’immatériel grâce à la dilution et au contrôle du flou.

  • Technique : Diluez l’encre à différentes intensités (du noir pur à un gris très pâle). Appliquez-la avec un pinceau humide pour créer des transitions douces. Pour la fumée ou la brume en mouvement, laissez l’encre couler légèrement sur le papier humide (technique du wet-on-wet) ou soufflez délicatement sur une goutte d’encre fraîche pour créer des effilochures organiques.
  • Conseil : Le blanc n’existe pas dans l’encre de Chine — il est le papier lui-même. Préservez donc soigneusement les zones claires dès le départ, ou utilisez une gouache blanche (ou un correcteur opaque) pour rehausser ponctuellement.
  • Exercice : Tracez une silhouette noire (arbre, montagne, bâtiment). Autour, appliquez des couches d’encre diluée en cercles concentriques de plus en plus pâles, comme une brume qui s’évapore. Variez la direction des pinceaux pour suggérer le mouvement de la fumée.



sur le Web - sites et vidéos

peindre la forêt dans la brume


 


peindre la brume, démo aquarelle n°5 - sur youtube. 

 


Maîtriser la brume et les reflets,

peindre l'atmosphère avec justesse, vidéo produit par RART, matériel pour artistes, sur youtube


 le brouillard dans la peinture, par Jean Mineraud, (les dessous du visible) 



samedi 13 septembre 2025

Le Notan



Le dimanche 21 septembre 2025, nous entamerons une nouvelle année académique au Bia Bouquet, avec un chapitre consacré au Notan.

Derrière ce mot étrange se cache pourtant une notion essentielle en dessin artistique : la décomposition d'une image en plans de valeurs, en nombre volontairement réduit. Exercice préalable à une étude de valeurs plus aboutie.

Retrouvez la théorie, une vidéo conseillée, un outil en ligne et des exercices dans le fichier Word ci-joint.

TELECHARGER "Le Notan.docx"

La complexité de la mise en page m'a contraint à créer un tel fichier à télécharger, plutôt que de vous présenter un texte brut.

Bonne lecture !

Luc



mercredi 2 juillet 2025

Evenement Urban Sketchers Belgium

Venez dessiner au village médiéval de l'Ommegang, ce vendredi 4 juillet à 18 heures.

Ceci n'est pas une activité de l'AAF, mais bien des Urban Sketchers Belgium.

Cependant, j'y participerai à titre personnel.

https://www.facebook.com/events/1413729069829968




Luc Meulemans

 





jeudi 12 juin 2025

Atelier de carnet de voyage ce dimanche 15 juin au Bia Bouquet

Envie de voyager sans quitter votre chaise ? 

De faire vibrer pinceaux, crayons ou collages au rythme de vos souvenirs ou de vos rêveries exotiques ?

 Bienvenue à notre atelier d'artistes de ce dimanche 15 juin de 14h30 à 17h, spécial "Carnet de voyage" ! 

Que vous soyez croqueur du dimanche, globe-trotteur dans l’âme ou rêveur à plein temps, cet atelier est fait pour vous. 

🖌️ Pas besoin d’être un pro pour se lancer : juste le plaisir de créer, d’expérimenter et de s’amuser.
Amenez vos vieux tickets de métro, vos photos de vacances, ou même ce souvenir d’une escapade imaginaire, d'une balade dans votre quartier, en levant le nez ... 

📒 Le carnet de voyage, c’est quoi au juste ? 
C’est un compagnon de route un peu magique : un mélange de dessins, collages, anecdotes, cartes, couleurs, sensations… Un patchwork très personnel qui raconte un bout de monde vu à travers vos yeux. Et pas besoin d’avoir visité l’Himalaya ! Une balade en forêt, un marché de quartier ou une virée en vélo peuvent faire de merveilleux récits visuels. 

🧳 Quelques trucs pour bien démarrer : 
Apportez ce que vous aimez : crayons, aquarelle, feutres, tampons, masking tape… 
Soyez vous-même, mais en version créative ! 
Laissez-vous surprendre : pas de plan parfait, juste des envies à suivre. 
Même un gribouillis peut devenir poétique. 
Partagez vos trouvailles : on s’inspire les uns les autres, on échange astuces et compliments, et on repart le cœur léger. 
Pas besoin de passeport, juste d’un carnet vierge et d’un esprit curieux ! 

🌟 En résumé : l’atelier "Carnet de voyage", 
c’est une escale créative pleine de bonne humeur, idéale pour rêver un peu, s’exprimer beaucoup, et voyager autrement. 
On embarque ? 😊 

 

Voici quelques vidéos inspirantes qui pourront sans doute nourrir votre imaginaire avant ce dimanche. Un vrai “vlog‑atelier” en français : le créateur vous emmène avec lui·elle en sortie, montre le montage de son carnet de voyage, des astuces aquarelle en situation, et ajoute de belles touches personnelles. Style accessible et inspirant ! Cette vidéo montre des techniques mixtes : aquarelle, encre, petite touche de lettrage ou collage pour créer vos pages sur un marché coloré. Idéal pour s’inspirer du noir/blanc qui se mélange aux pigments colorés. Dominique Pascaud présente un atelier complet mêlant croquis en noir et blanc, aquarelle et lettrage. Très pédagogique, parfait pour intégrer plusieurs techniques dans votre carnet. Suggestions pour bien les utiliser : Regardez avec carnet et outils sous la main : essayez en même temps les techniques montrées. Notez vos préférences : lettrage, hachures, aquarelle fluide ou superposée. Expérimentez sur plusieurs pages : mixez encre noire + aquarelle + phrases, laissez-vous guider. Si on veut un peu plus se centrer sur le collage ou le lettrage, voici aussi une vidéo sympa : Créateur·ice : Le monde d’Elodiy New Pourquoi c’est top : cette vidéo mélange création de pages de carnet en style scrapbooking, collage d’éléments (photos, papiers, tickets…), lettrage élégant et illustration, le tout dans une ambiance douce et inspirante.

jeudi 29 mai 2025

Présentation du Cercle d'Art de BNP Paribas Fortis

Bonjour à tous, 

En accord avec Valérie, je vous présente ici une autre amicale dont je suis membre : le Cercle d'Art de BNP Paribas Fortis. Pour en faire partie, nul besoin d'avoir un compte dans cette Banque : le Cercle n'est pas un département opérationnel de la Banque, c'est uniquement une amicale. Tout le monde peut y adhérer, moyennant paiement d'une adhésion annuelle de seulement 10 euros. 

Vos avantages ? Vous pourrez participer à diverses expositions et activités culturelles en Belgique, pour un prix réduit par rapport au tarif normal. Vous pourrez participer à un voyage annuel, également selon un tarif réduit (le prochain voyage sera l'Ecosse, à l'automne 2026). Vous pourrez vous inscrire gratuitement au cours de dessin que j'anime une fois par mois à Watermael-Boitsfort. Si vous êtes philatéliste ou numismate, vous pourrez vous inscrire gratuitement à la section "Collections" et rencontrer d'autres passionnés. Etc... 

Pour en savoir plus, surfez ici : https://www.cae-kkk.be/ 

Pour + d'information, n'hésitez pas à m'interpeller. Luc Meulemans

dimanche 4 mai 2025

encres... couleurs et monochromes

Nous vous invitons à embarquer pour une exploration vivante et sensorielle lors de notre prochain atelier artistique dédié aux encres : encre de Chine, écolines, acryliques liquides, et bien plus encore ! Ce rendez-vous créatif s’adresse à tous les curieux, passionnés, artistes en herbe ou confirmés, désireux de se laisser guider par les mystères de la fluidité et les infinies nuances des encres.

Notre atelier aura lieu au Bia Bouquet, ce 18 mai à 14h30.


les encres

Utilisée depuis des millénaires, l’encre occupe une place centrale dans l’histoire des arts. Des calligraphies chinoises au lavis japonais, en passant par les dessins de maîtres de la Renaissance, elle a servi à fixer gestes, intentions et émotions avec une élégance sans pareille. Dans le monde occidental, des artistes comme Rembrandt, Victor Hugo ou encore Matisse ont exploité sa puissance évocatrice, tantôt précise, tantôt vaporeuse.

Aujourd’hui, les encres se déclinent en une riche palette de textures et de couleurs : encre de Chine profonde et contrastée, écolines éclatantes à base d’eau, encres acryliques résistantes et brillantes... Elles offrent des possibilités infinies, entre contrôle du trait et abandon au hasard.

Sépia 

En dessin, le calamar est votre ami, à condition de le taquiner un peu. Menacé, ce céphalopode émet un jet d'encre noir destiné à masquer sa fuite. Le pigment est extrait de la poche contenant cet encre, et traité par dessication et pulvérisation. Cette encre utilisée dès l'antiquité romaine comme colorant est brune, ou gris brun. Ce pigment est instable ; il peut pâlir et jaunir. Actuellement, on obtient la même teinte en utilisant des terres ou des produits de combustion comme le bistre. Les artistes de la Renaissance l'utilisaient pour élaborer des esquisses ou des ébauches de peinture. 

 

 

 

L'encre de Chine 

Cet encre noire associe un pigment noir de carbone à un liant aqueux. Il est utilisé aussi bien en calligraphie qu'en peinture. Diverses variétés existent. Les encres traditionnelles chinoises et japonaises se présentent en bâtonnet, le liant est une colle de poisson, qu'il faut humecter et diluer pour peindre. La composition et le liant utilisé peut varier selon les procédés de fabrication.


peindre avec le bâton d'encre

tuto encre de chine débutant

 

 

Les encres métallo-galliques.

L’encre au gallo-tannate de fer est une encre noire à violette, fabriquée à partir de sels métalliques, surtout de sulfate ferreux mais parfois de sulfate de cuivre, et de divers tanins d’origine végétale. Encre noire emblématique des copistes médiévaux, elle est l’encre la plus utilisée en Europe entre les XIIe et XIXe siècles. Son principal défaut est qu'elle est corrosive, sans précautions, elle peut abîmer le papier, mais elle est fluide, adaptée à la plume d'oie, et pérenne. Plusieurs recettes de fabrication sont décrites dans wikipedia

Les encres acryliques

Elles sont parfois désignées comme "encre de Chine" de couleur. Elles sont persistantes et, sèches, elles ne se diluent plus à l'eau. 

portrait à l'encre Liquitex

Les écolines

Bien qu'elles s'utilisent de la même façon, il y a une grande différence entre les écolines et les aquarelles. Ces dernières utilisent des pigments, tandis que les écolines sont des dilutions de colorants chimiques sont la persistance à la lumière est souvent médiocre. Les écolines sont l'avantage de la fluidité, de la transparence et de la vivacité des teintes. Elles conviennent pour des travaux graphiques, d'illustrations destinées à la reproduction. Notons que certains colorants sont réactifs à l'eau de javel, qui les décolore ou modifie leur teinte, cela peut être utile pour obtenir certains effets. 

 

 

 

 

 

 

Outils ...

 🖌️ Pinceaux pour aquarelles, brosses

  • Description : Pinceaux souples, souvent en poils naturels (martre, petit-gris) ou synthétiques, conçus pour retenir l’eau et les encres fluides.

  • Conseils : Idéal pour les lavis, les aplats, les dégradés. Utiliser sur papier humide ou sec selon l’effet recherché. Bien rincer pour éviter les résidus d’encre séchée.


✒️ Plumes pour dessin et calligraphie

  • Description : Métalliques, avec pointe fine ou large, montées sur un porte-plume ; permettent un tracé net et contrôlé.

  • Conseils : Parfaites pour les traits précis, hachures ou lettrages. Nettoyer régulièrement pendant l’usage pour éviter les blocages d’encre. Utiliser sur papier lisse.


🪵 Calame et plume d’oiseau

  • Description : Instruments anciens, souvent taillés à la main. Le calame est un roseau ; la plume d’oiseau (généralement d’oie ou de corbeau) est taillée pour le tracé.

  • Conseils : Pour une calligraphie expressive ou un dessin spontané. Chaque trait est unique selon la pression et l’angle. Prévoir une recharge fréquente en encre.


🖌️ Pinceau traditionnel chinois ou japonais

  • Description : Manche en bambou, poils longs et effilés (chèvre, loup…), grande capacité de rétention d’encre.

  • Conseils : Idéal pour le sumi-e, les lavis, ou les calligraphies gestuelles. Travailler avec fluidité, sur papier absorbant. Nettoyage délicat à l’eau claire après usage.


🎨 Grille de bruinage, pochoir et brosse à dent

  • Description : Accessoires détournés pour créer textures et effets. La grille projette des gouttelettes, les pochoirs canalisent les formes, la brosse à dent éclabousse l’encre.

  • Conseils : À utiliser pour des effets dynamiques (éclaboussures, motifs répétés). Charger l’outil, projeter ou frotter à distance. Attention aux projections non contrôlées !


🖊️ Pinceau à réservoir

  • Description : Pinceau synthétique avec réservoir intégré pour l’eau ou l’encre. Compact, facile à transporter.

  • Conseils : Parfait pour l’encre en extérieur ou en carnet. Contrôle pratique du débit. Nettoyage après usage indispensable pour éviter l’obstruction.


✒️ Porte-plume à réservoir

  • Description : Stylo de calligraphie rechargeable avec encre fluide, doté d’une plume métallique.

  • Conseils : Utile pour les écritures soignées ou les dessins linéaires. Veiller à ne pas utiliser d’encre trop épaisse (risque de blocage). Conserver fermé hermétiquement.


🖋️ Plume style "Rotring" (stylo technique)

  • Description : Stylo à encre de précision avec pointe calibrée (0.1 à 0.8 mm), très utilisé en dessin technique ou bande dessinée.

  • Conseils : Idéal pour les contours nets, l’illustration, le dessin d’architecture. Toujours bien nettoyer la pointe. Conserver à la verticale, bouché, pour éviter le dessèchement.


     

     

 

 

 

 

 

...et supports.

🧻 Papier aquarelle (grain fin, moyen ou torchon)

  • Description : Épais (200–600 g/m²), à base de coton ou cellulose, avec une bonne capacité d’absorption.

  • Utilisation : Idéal pour les lavis, encres diluées, effets de fusion. Le grain ajoute de la texture aux œuvres. Privilégier le grain fin pour les détails, le grain torchon pour un rendu plus pictural.


📜 Papier bristol

  • Description : Papier très lisse, blanc, rigide, souvent en 250 à 400 g/m².

  • Utilisation : Parfait pour les dessins au trait, plumes, stylos techniques. Sa surface non absorbante permet un tracé net et sans bavure. Peu adapté aux lavis.


📄 Papier layout

  • Description : Papier très lisse, semi-transparent, souvent utilisé en illustration ou pour les marqueurs.

  • Utilisation : Bon pour les encres à séchage rapide ou les tests. Attention : il n’absorbe pas bien les lavis et peut gondoler.


📜 Papier japonais (washi)

  • Description : Fait main ou industriellement, très léger, souvent à base de fibres de mûrier (kozo).

  • Utilisation : Idéal pour le sumi-e, la calligraphie, les lavis délicats. Très absorbant, il capte chaque variation du pinceau. Fragile à l’état humide, nécessite parfois un support (papier buvard ou carton).

  •  

🧾 Papier croquis ou dessin

  • Description : Papier polyvalent (90 à 160 g/m²), souvent légèrement grainé.

  • Utilisation : Bien pour l’encre au trait, les essais, les techniques mixtes légères. Moins adapté aux grandes quantités d’encre ou aux lavis profonds (risque de gondolage ou traversée).


📰 Papier kraft ou recyclé

  • Description : Papier teinté, souvent brun ou gris, à surface plus brute.

  • Utilisation : Pour des effets de contraste avec l’encre blanche ou noire. Donne un aspect brut, expressif. Peu adapté aux techniques très mouillées.


📜 Papier calque

  • Description : Très lisse et translucide.

  • Utilisation : Parfait pour le travail au trait avec plume technique ou stylo à encre. Attention : sèche lentement, risque de bavures. N’absorbe pas.

     



Propositions et idées

Au cours de cet atelier, vous serez invité.e à expérimenter plusieurs approches :

  • Lavis monochrome à l’encre de Chine, pour explorer les valeurs et les contrastes.

  • Techniques d’éclaboussures et de coulures, en jouant sur la gravité, l’humidité et le souffle.

  • Fusion et superpositions avec les écolines, idéales pour créer des effets de transparence.

  • Travail en négatif et grattage, en superposant les couches d’encres et en jouant avec la lumière.

  • Dessin intuitif au pinceau ou au calame, pour se reconnecter au geste spontané.

  • Intégration de l’encre dans un travail mixte, avec collages, encres et pastels.

Propositions d’exercices

Quelques exemples d’explorations créatives qui seront proposées :

  • "Un geste, une émotion" : exprimer une sensation à travers un seul trait à l’encre.

  • "Paysage fluide" : créer un paysage imaginaire en laissant les encres se mêler librement.

  • "Bestiaire fantastique" : faire surgir des formes animales d’une tache d’encre.

  • "Calligraphie libre" : jouer avec les lettres, les signes et le rythme graphique.

  • "Dessin à l’aveugle à l’encre" : expérimenter le dessin sans regarder sa feuille, pour libérer le regard intérieur.

Un moment pour créer, partager et s’émerveiller

Cet atelier sera autant un espace d’apprentissage technique qu’un terrain d’aventures artistiques. Nul besoin d’être expert : l’essentiel est de venir avec l’envie d’explorer, de s’autoriser à expérimenter, et de laisser les encres faire surgir des mondes inattendus.

Que vous soyez attiré.e par le raffinement du noir profond ou par les éclats vibrants de la couleur, cet atelier vous ouvrira les portes d’un univers liquide et vibrant, où chaque goutte peut devenir le début d’un récit.